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édition en France comprendre les problèmes pour apporter les bonnes réponses

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Un ebook pour comprendre les vrais enjeux du numérique

Le 8 octobre 2011, Amazon Kindle débarque en France ?
Un vrai débarquement pour libérer les écrivains français du carcan de l'édition paralysée par des installés ?
Et la vente des ebooks va tout doucement décoller pour atteindre un premier pic avec le Kindle cadeau de Noël high-tech-littéraire ?
Frédéric Martel, après une émission sur France-Culture, début septembre, où il recevait Arnaud Nourry (patron Hachette Livre de chez Lagardère), a lancé cette date et depuis elle tourne en boucle...
Avec même un Kindle 4 (dernier cri) francisé ?
Au niveau du catalogue en français, je suis bien placé pour savoir qu'il est préparé : mes ebooks sont en vente sur amazon.com

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Le grand problème de l’édition en France ne serait plus Lagardère mais AGAK (Amazon Google Apple Kobo) !
Quelque part, Arnaud Nourry, le boss du mastodonte Hachette Livre, a réussi sa dédiabolisation exposée dans Le Monde en 2009 : « Habitués à tort à se méfier d’Hachette, mes confrères [éditeurs] sauront-ils percevoir le danger que les bouleversements en cours font peser sur toute la profession ? Ma porte leur est grande ouverte. »
Auteur éditeur, j’ai donc frappé à la porte de Numilog, l’e-distributeur du groupe... La porte est ouverte pour mieux nous enfermer dans une impasse ?

Amis écrivains, je vous conseille de bien comparer entre l'approche d'AGAK et celle de Lagardère. Une autre voie est possible...
Heureusement, d'autres solutions existent... La distribution des livres numériques ne reproduira peut-être pas le modèle du livre papier où la maison Hachette triomphe...

La peur du livre numérique prédomine encore chez les écrivains en France. Je vais essayer de les rassurer. Tout en éclairant lectrices et lecteurs à l'avis encore incertain sur l'ebook mais tentés de croire au cri d'alarme des braves libraires, éditeurs, écrivains médiatiques. Et même, après analyse : je préfère l'approche d'Amazon et du distributeur souhaitant "ouvrir l'édition."
En off, de nombreux écrivains n'hésiteraient pas à m'approuver.
Pourtant, le proclamer, peut, en 2011, s'avérer médiatiquement dangereux...
Mais se taire serait sûrement une erreur historique.




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Si Lagardère Publishing se limitait au monstre de l'édition papier pouvant submerger de bouquins les librairies et grandes surfaces, j'aurais laissé à d'autres le soin d'analyser les risques d'une telle concentration pour la diversité littéraire du pays.
Lagardère Publishing est le deuxième éditeur de livres grand public et d’éducation dans le monde.
Le premier français, le premier anglais, le deuxième espagnol, le cinquième américain.
Le chiffre d'affaires de Lagardère Edition représente dix fois celui de Gallimard mais le groupe sait rester discret, laissant à monsieur Antoine Gallimard la présidence du SNE, le Syndicat National de l'Edition.

Mais en plus de tout cela, et logiquement, finalement, en 2008 Hachette Livre a mis la main sur une pépite du web, Numilog, le principal e-Distributeur et e-Diffuseur français d'ebooks.

J'ai contacté Numilog dans ma recherche d'un distributeur numérique. Les échanges de mails, leur position vis-à-vis des auteurs-éditeurs indépendants, m'ont persuadé de la nécessité d'informer.
Heureusement, Numilog n'est pas la seule porte pour la vente de livres numériques. Sinon, le secteur, en France, était bloqué dès sa phase de lancement... Naturellement, députés et sénateurs ne sont pas souciés de la distribution quand ils ont voulu encadrer les livres numériques. Aucun principe d'égalité des chances dans l'accès aux potentiels lecteurs. Le gouvernement a même souhaité, selon M. Gallimard, un monopole de la edistribution en France... Etonnant ?



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Edito 2 : Manifeste du livre numérique

J'invite l'ensemble des écrivains francophones à se forger leur propre opinion sur la révolution numérique du secteur de l'édition.
Donc à ne pas limiter leurs sources d'informations aux communiqués des éditeurs français, et aux succinctes analyses de blogueurs parfois autoproclamés spécialistes quelques semaines après avoir enfourché ce créneau.

Nombreux parmi vous ont conscience de subir un système bloqué, pas forcément au point où il est ici exposé, mais suffisamment pour gémir en "off" dans les salons du livre.
Ce sentiment d'exploitation, ressenti par de nombreux auteurs publiés, s'accompagne, le plus souvent, de fatalisme : je ne peux rien y faire.
Certains ajoutent "il faut bien bouffer." Plutôt quelques miettes et le sacro-saint contrat d’édition permettant de quémander aux mangeoires des subventions (même le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées, accorde des bourses substantielles : 8 000 euros) et d’obtenir une petite notoriété financièrement négociable...

Il est plus facile pour un écrivain de s'opposer à Kadhafi, à 2000 kilomètres de Tripoli, qu'au conglomérat Lagardère, surtout dans une période où le mastodonte est parvenu à convaincre ses partenaires du SNE de leurs intérêts communs.

Le découragement face à l'absence d'alternatives fut compréhensible : l'auto-édition, durant des décennies, n'est jamais parvenue à contourner le système médiatique ami des éditeurs installés.
L'espoir d'un contact direct avec les lectrices et lecteurs ne put se réaliser qu'à l'échelon local.

Amazon, Google, Apple, Kobo, c'est un grand coup de pied dans la fourmilière possible. Et rapide.
Sauf si 99% des écrivains restent scotchés, accrochés à leur petit contrat, prisonniers des sophismes des installés.
On entend même "un tient vaut mieux que deux tu l'auras." La France, pays de la frilosité ? Pays des installés indéboulonnables ?
Aux Etats-Unis, pour faire bouger la ligne tarifaire des éditeurs, Amazon s’est adressé directement aux écrivains. La même technique pourrait donner le même résultat. Notre édition bloquée a besoin de bien plus. C’est maintenant ou rapidement il sera trop tard.





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- le 10 novembre 2011 à 04 : 14
par Stella : comprendre les problèmes de l'édition en France est difficile.

- le 08 octobre 2011 à 12 : 06
par claire Boutonnet : Et donc...maintenant que mon tapuscrit est prèt, si je désire créer un e.book en français, concrètement que devrais-je faire ?

- le 05 octobre 2011 à 17 : 16
par Marie : Effectivement on ne lit pas ce genre d'approche partout... bon courage



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EXTRAITS de :

Ebooks en France : bienvenue Amazon Kindle...

Edition : Plutôt AGAK (Amazon Google Apple Kobo)
que Lagardère...

Sous-titré :
(Les écrivains devraient regarder passer le train de l'ebook ?)

Sortie 5 octobre 2011

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